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Coût de l'inaction énergétique en 2026 : pourquoi les entreprises doivent agir dès maintenant ?

21/10/2026
Avis d'expert
Energie & environnement
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Longtemps considéré comme un simple poste de dépenses, l’énergie est désormais un véritable enjeu stratégique. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact direct sur les coûts d’exploitation, la conformité réglementaire, la compétitivité et la capacité des entreprises à répondre aux exigences de leurs parties prenantes.

Dans ce contexte, l’inaction peut rapidement devenir coûteuse. Entre volatilité des marchés, obligations réglementaires à échéances rapprochées et opportunités de financement limitées dans le temps, les entreprises ont tout intérêt à anticiper dès maintenant leur stratégie énergétique pour préparer 2027 et les années suivantes.

Marché de l’énergie : quelles évolutions anticiper pour maîtriser sa facture énergétique ?

Les marchés du gaz et de l’électricité ont connu une forte hausse en 2026. Depuis fin février, le prix de l’électricité a progressé d’environ 95 %, tandis que celui du gaz a augmenté de 140 %. Cette évolution confirme le retour d’une forte corrélation entre les deux énergies et rappelle la sensibilité des marchés aux événements géopolitiques et climatiques.

Des stocks de gaz européens plus faibles que les années précédentes 

Le niveau de stockage du gaz joue un rôle essentiel dans l’équilibre énergétique européen. En 2026, les réserves européennes atteignaient environ 72 %, contre près de 86 % en moyenne ces dernières années.

Cette baisse s’explique notamment par des tensions sur les approvisionnements mondiaux, une concurrence renforcée avec l’Asie pour l’accès au GNL et des prix de marché élevés. Des stocks moins importants signifient une plus faible capacité à absorber les chocs d’approvisionnement, entraînant mécaniquement davantage de volatilité.

Une production nucléaire impactée par les conditions climatiques

L’été 2026 a également illustré la vulnérabilité des infrastructures énergétiques face aux événements climatiques. Les épisodes de sécheresse et les températures élevées des cours d’eau ont limité la capacité de refroidissement de certains réacteurs nucléaires.

Cette situation a conduit à un recours plus important aux centrales à gaz pour répondre à la demande électrique, provoquant une hausse simultanée des prix du gaz et de l’électricité sur les marchés européens.

Une hausse des composantes réglementées de la facture énergétique

En 2026, plusieurs éléments ont connu des revalorisations :

  • Les accises sur l’électricité et le gaz ; au 1er août 2026, les tarifs de l’accise ont été ajustés à 26,35 €/MWh pour l’électricité et à 16,66 €/MWh pour le gaz naturel, marquant la dernière étape de régularisation des taxes énergétiques pour l’année.
  • Les coûts de transport et de distribution du gaz ; avec une hausse de +3,41 % pour le transport (ATRT) en avril 2026 et de +5,87 % pour la distribution (ATRD) en juillet 2026.
  • Les tarifs d’acheminement de l’électricité ; au 1er août 2026, le TURPE a augmenté en moyenne de +3,04 % pour la distribution (réseau Enedis / HTA-BT) et de +3,34 % pour le transport (réseau RTE / HTB).

Ces postes représentent une part significative de la facture énergétique et peuvent parfois être optimisés grâce à une analyse détaillée des contrats, des puissances souscrites ou de la fiscalité applicable.

Quelles réglementations énergétiques les entreprises doivent-elles prendre en compte en 2026 ?

Le Décret Tertiaire

Le Dispositif Eco Energie Tertiaire s’applique aux bâtiments, partie(s) de bâtiments et ensemble de bâtiments à usage tertiaire sur une surface de plancher supérieure ou égale à 1000m².

L’objectif est clair : réduire progressivement les consommations énergétiques des bâtiments. Pour être conformes, les entreprises peuvent soit :

  • Réduire leurs consommations énergétiques par rapport à une année de référence :  -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050 (objectif en valeur relative) ;
  • Atteindre un seuil de consommation défini par leur activité et leur typologie de bâtiment (objectif en valeur absolue).

Lorsque ces objectifs ne peuvent être atteints pour des raisons techniques, architecturales ou économiques, des dossiers techniques de modulation peuvent être mis en place. Les premières sanctions sont attendues à partir de 2030.

L’audit énergétique et l’ISO 50001

Les entreprises consommant plus de 2,75 GWh d’énergie par an doivent réaliser un audit énergétique réglementaire, sauf si elles sont déjà certifiées ISO 50001.

Pour les structures dont la consommation dépasse 23,6 GWh, la réglementation impose la mise en place d’un système de management de l’énergie certifié ISO 50001, ou à défaut une certification ISO 14001 complétée par un audit énergétique.

Les principales échéances réglementaires à retenir sont :

  • La réalisation de l’audit énergétique réglementaire avant le 11 octobre 2026 ;
  • Le renouvellement de l’audit tous les 4 ans ;
  • La certification ISO 50001 avant le 11 octobre 2027 pour les entreprises concernées.

Retour sur notre webinaire : Comment éviter le coût de l’inaction énergétique et prendre les bonnes décisions avant 2027 ?

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Ce webinaire EPSA Energy a permis de décrypter :

  • Les évolutions de la facture d’énergie et les tendances des marchés du gaz et de l’électricité ;
  • Les réglementations énergétiques à prendre en compte ;
  • Les enjeux bas-carbone et compétitivité auxquels les entreprises devront faire face d’ici fin 2026 ;
  • Les leviers d’actions prioritaires pour accélérer sa transition énergétique avant 2027.

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Pourquoi l’énergie est devenue un enjeu de compétitivité pour les entreprises ?

Le carbone devient un enjeu économique

Entre le déploiement progressif des réglementations européennes, les mécanismes de tarification carbone et les exigences liées à la CSRD, les entreprises doivent mieux mesurer et réduire leurs émissions.

Cette pression ne concerne pas uniquement les grands groupes. De nombreuses PME sont indirectement impactées par les demandes de leurs clients et donneurs d’ordre, qui cherchent à réduire l’empreinte carbone de l’ensemble de leur chaîne de valeur.

La souveraineté énergétique et l’électrification des usages

Les fluctuations du marché du gaz observées ces dernières années ont mis en évidence la dépendance de l’Europe aux approvisionnements extérieurs. Dans ce contexte, l’électrification des usages apparaît comme un levier majeur pour renforcer la résilience énergétique des entreprises.

Pompes à chaleur, chaudières électriques ou encore récupération de chaleur sont aujourd’hui des technologies matures qui permettent de réduire la consommation d’énergies fossiles tout en améliorant la performance énergétique des sites.

Une pression croissante du marché de l’énergie

Les enjeux énergétiques ne sont plus uniquement portés par la réglementation. Les investisseurs, les donneurs d’ordre et les clients intègrent désormais des critères environnementaux dans leurs décisions. Les entreprises capables de démontrer leur engagement dans la réduction de leurs consommations et de leurs émissions carbone renforcent leur compétitivité et leur attractivité.

Comment financer ses projets d’efficacité énergétique et de décarbonation ?

Pour accélérer la transition énergétique, de nombreux dispositifs de financement sont aujourd’hui accessibles aux entreprises.

Parmi les principaux leviers financiers pour votre performance énergétique, figurent :

  • Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) ;
  • Le Fonds Chaleur de l’ADEME ;
  • Certaines subventions régionales ;
  • Les solutions de leasing énergétique ;
  • Les contrats de performance énergétique.

Ces dispositifs peuvent couvrir une part importante des investissements et réduire fortement le reste à charge. Néanmoins, les mécanismes évoluent régulièrement. Anticiper les projets permet donc de sécuriser les aides disponibles avant leur modification ou leur suppression.

Télécharger notre guide CEE

Trois leviers pour limiter le coût de l’inaction énergétique en 2026

Anticiper sa stratégie d’achat d’énergie

Dans un marché volatil, attendre le renouvellement d’un contrat énergétique peut exposer l’entreprise à des conditions tarifaires défavorables. Sécuriser progressivement ses achats permet de lisser le risque et de profiter d’opportunités de marché.

Accélérer l’électrification des usages

Les perspectives de marché montrent que les énergies fossiles restent particulièrement sensibles aux tensions géopolitiques et aux mécanismes de tarification carbone. Lorsque cela est techniquement possible, l’électrification de certains usages permet de réduire à la fois les émissions de CO₂ et l’exposition aux fluctuations du marché du gaz.

Optimiser sa fiscalité et ses coûts énergétiques

Une partie des économies d’énergie ne provient pas forcément des investissements techniques. L’optimisation des taxes, de l’acheminement ou des contrats d’approvisionnement peut générer des gains significatifs sans modifier les procédés de production.

EPSA Energy, tiers de confiance indépendant au service de votre transformation énergétique

  • Piloter et analyser les consommations énergétiques grâce à notre logiciel de management de l’énergie
  • Optimiser vos coûts en agissant sur les achats d’énergie, la fiscalité, l’acheminement et les consommations ;
  • Identifier et prioriser les actions de performance énergétique les plus pertinentes ;
  • Transformer le projet en adaptant les solutions de financement sur-mesure, du leasing, aux CEE et contrat de performance pour accélérer votre transformation énergétique.

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