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Accompagnement des projets communaux : entretien avec Marie Krahenbuhl, commune de Mondonville

Financement
Secteur public

Face à une forte croissance démographique et à des projets d’investissement structurants, la commune de Mondonville a fait le choix de s’appuyer sur un accompagnement externe pour sécuriser et optimiser le financement de ses équipements publics. 

Marie Krahenbuhl, collaboratrice de Madame le Maire et directrice du pôle administratif de la commune, revient sur cette collaboration, ses modalités concrètes et les bénéfices qu’elle en retire au quotidien. 

Chiffres clés de l’accompagnement 

Dans le cadre de l’accompagnement mené sur deux projets structurants, plusieurs dossiers de financement ont été déposés. 

  • 3 dossiers acceptés 
  • 468 896 € de subventions complémentaires obtenues pour la commune de Mondonville 

Pouvez-vous nous dire en quelques mots quel est votre rôle au sein de la commune de Mondonville ? 

Je travaille pour la mairie de Mondonville en tant que collaboratrice de Madame le Maire et directrice du pôle administratif. J’ai plusieurs casquettes, notamment la gestion des marchés publics. À ce titre, je lance les marchés et je suis les projets tout au long de leur déroulé, jusqu’à l’inauguration. Avant l’accompagnement dont nous avons bénéficié, j’avais également la charge d’aller chercher et de monter les dossiers de subventions. 

Dans quel contexte ces projets se sont-ils inscrits ? 

Le mandat qui vient de s’achever a été marqué par une forte croissance démographique, assez rapide et concentrée sur un temps court, comme dans beaucoup de communes. Le principal défi a donc été d’adapter les services municipaux et les équipements à cette évolution. 

Cela concernait aussi bien les équipements sportifs que les services municipaux au sens large, avec des projets structurants comme le local de police municipale ou le Centre d’Action Jeunesse, qui était clairement sous-dimensionné par rapport à la population présente sur la commune. 

À cela s’ajoutaient les enjeux environnementaux, notamment autour du photovoltaïque, et la nécessité de maîtriser les dépenses, dans un contexte où les aides financières se font plus rares ou imposent de multiplier les leviers. 

Avant cet accompagnement, comment gériez-vous les demandes de subventions ? 

De façon assez classique. Nous allions chercher les aides que l’on connaît : État, Région, Département. Chaque année, un projet était positionné sur la DETR portée par l’État. 

Mais le principal frein, c’est le temps et la charge administrative. Monter un dossier de subvention est très prenant : le décryptage des appels à projets, la constitution du dossier, les documents manquants ou non conformes, les allers-retours, puis le suivi après acceptation pour obtenir le versement effectif. 

C’est évidemment indispensable pour faire aboutir les projets, mais c’est aussi très chronophage. 

Qu’est-ce qui vous a conduit à faire appel à un cabinet externe ? 

Les deux projets, le boulodrome et le Centre d’Action Jeunesse, ont été lancés en même temps. Faire appel à un cabinet spécialisé nous a permis de dégager du temps pour le suivi opérationnel des projets, notamment la partie marchés et travaux, et de nous alléger sur toute la partie subventions. 

Par ailleurs, au moment où nous avons sollicité cet accompagnement, les projets étaient déjà bien définis et suffisamment avancés pour fournir des éléments précis, à la fois quantitatifs et qualitatifs. 

Comment s’est déroulé concrètement l’accompagnement ? 

Il y a eu plusieurs temps d’échange au démarrage pour bien présenter les projets et leurs spécificités. Ensuite, nous avons reçu un retour avec une présentation des financements mobilisables. 

Les échanges ont été très fluides, avec un processus clair dès le départ et des étapes bien identifiées. Il y a eu beaucoup de communication au début, puis un suivi régulier pour les demandes de documents et l’avancement des dossiers. 

Si je devais choisir un mot pour décrire la collaboration, ce serait : facile. 

Quels bénéfices concrets en retirez-vous ? 

Le principal avantage, c’est clairement le gain de temps. Et aussi ce que j’appelle la charge mentale : penser aux délais, aux commissions, aux échéances différentes selon les financeurs… 

Ce n’est pas insurmontable, mais cela s’ajoute au quotidien. Externaliser cette partie permet de se concentrer sur le projet lui-même. 

Il ne faut pas non plus oublier tout ce qui se passe après l’obtention de la subvention : les demandes de paiement, la récupération des factures, les relances. Sur des projets avec beaucoup de factures, c’est une charge réelle, souvent sous-estimée. 

Avec le recul, recommanderiez-vous ce type d’accompagnement à d’autres communes ? 

Oui, mais avec discernement. Il faut évidemment intégrer le coût de la prestation dans la réflexion et dans le plan de financement. 

En revanche, pour des communes qui n’ont pas forcément les moyens humains ou l’expertise en interne et surtout pour des projets d’envergure avec des financements croisés, c’est un investissement qui peut valoir le coup. 

Mon principal conseil serait de solliciter cet accompagnement le plus en amont possible du projet. Même si nos projets étaient déjà bien ficelés, le faire plus tôt peut permettre d’orienter certains choix pour mieux répondre aux critères des appels à projets. Une fois que le projet est totalement arrêté, c’est beaucoup plus compliqué, voire impossible. 

Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase ? 

Un contact permanent et un suivi régulier des dossiers, qui allègent au quotidien la charge mentale liée à la recherche et au suivi des subventions. 

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