CEE : quelles opportunités pour l’industrie de l’agroalimentaire et des boissons ?
Face à la hausse durable des coûts de l’énergie et au renforcement des exigences réglementaires, l’industrie de l’agroalimentaire et des boissons doivent accélérer leur transformation énergétique. Très dépendants du froid industriel, de la chaleur de process et des équipements motorisés, ces secteurs disposent pourtant d’un potentiel d’économies d’énergie important, finançable en grande partie par le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
L’efficacité énergétique : moteur de compétitivité pour l’agroalimentaire et les boissons
Avec plus de 720 000 emplois et 300 Md€ de chiffre d’affaires cumulé, l’agroalimentaire et les boissons constituent un pilier stratégique de l’industrie française.
Une dépendance structurelle à l’énergie
L’industrie de l’agroalimentaire et des boissons repose sur des procédés industriels continus, pour lesquels l’énergie est un facteur indispensable à la production. La chaleur de process et le froid industriel conditionnent non seulement la qualité des produits et la sécurité sanitaire, mais aussi la productivité et la performance globale des lignes de fabrication. Cette réalité industrielle place durablement l’énergie au cœur des enjeux de pilotage des sites.
Un potentiel d’économies
Les principaux gisements d’économies d’énergie dans l’industrie agroalimentaire et des boissons se concentrent sur quelques usages majeurs :
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Ces postes correspondent précisément aux domaines couverts par de nombreuses fiches d’opérations standardisées CEE, ce qui fait du dispositif un outil de financement particulièrement adapté aux réalités industrielles du secteur.
Optimiser les usages énergétiques, c’est agir directement sur les coûts d’exploitation, renforcer la compétitivité des sites et sécuriser la performance économique à moyen et long terme.
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Le dispositif des CEE appliqué à l’industrie de l’agroalimentaire et des boissons
Un mécanisme de financement pensé pour les projets industriels
Les Certificats d’Économies d’Énergie constituent un dispositif réglementaire qui oblige les fournisseurs d’énergie à promouvoir et financer des actions d’économies d’énergie. Les industriels peuvent ainsi valoriser leurs projets sous forme de primes, venant réduire le coût global des investissements. Dans un environnement industriel, la valeur des CEE dépend directement de la rigueur technique des projets, de leur conformité aux exigences réglementaires et de la capacité à sécuriser les dossiers.
La 6ème période des Certificats d’Économies d’Énergie (2026-2030) fixe une obligation annuelle de 1 050 TWh cumac, soit une hausse de 27 % par rapport à la période précédente. Selon le Décret du 4 novembre 2025, cette trajectoire réglementaire transforme les projets de récupération de chaleur en actifs financiers stratégiques. Le recours aux primes CEE industrie conditionne désormais la viabilité économique des investissements thermiques et frigorifiques. L’optimisation des dossiers de valorisation devient un levier de compétitivité directe face à l’érosion des marges opérationnelles.
Qui intervient dans un projet CEE industriel ?
Pour un dirigeant ou un décideur industriel, comprendre les rôles est essentiel :
- Les obligés : fournisseurs d’énergie soumis à des objectifs d’économies
- Les entreprises industrielles : porteuses des projets et bénéficiaires finaux
- Les partenaires spécialisés : acteurs capables de structurer, sécuriser et valoriser les CEE
Dans l’agroalimentaire et les boissons, la complexité technique des installations rend l’accompagnement clé pour éviter les pertes de valeur ou les refus de dossiers.
Quelles opérations CEE pour l’industrie de l’agroalimentaire et des boissons ?
Les fiches CEE industrielles les plus adaptées au secteur concernent notamment :
- L’optimisation et la haute efficacité des systèmes frigorifiques.
- La récupération de chaleur fatale sur compresseurs, fours ou procédés thermiques.
- L’installation de variateurs de vitesse et d’équipements de régulation.
- L’amélioration des systèmes de production de chaleur et de vapeur.
Ces opérations permettent de cumuler gains énergétiques, fiabilité des installations et aides financières, ce qui en fait des choix privilégiés pour les directions industrielles.
Consultez les fiches CEE spécifiques à votre secteur
Une logique de priorisation orientée retour sur investissement
Pour un site agroalimentaire et de boissons, la pertinence d’un projet CEE repose sur une analyse fine des usages énergétiques. L’objectif n’est pas de multiplier les opérations, mais de cibler celles qui maximisent à la fois la performance industrielle et la valorisation financière. Les projets liés au froid et à la chaleur offrent généralement les volumes de CEE les plus significatifs, tout en répondant aux enjeux opérationnels du secteur.
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- Montage technique des dossiers CEE garantissant la conformité administrative et technique.
- Arbitrage et mise en concurrence des obligés pour capter le meilleur prix du kWh cumac de la 6ème période.
- Gestion des opérations spécifiques complexes pour financer les économies d’énergie sur vos procédés de production uniques.
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