Audit énergétique : guide complet pour les entreprises
Depuis mai 2025, le cadre de l’audit énergétique obligatoire a changé. L’obligation ne dépend plus de la taille de l’entreprise, mais de sa consommation d’énergie finale. Les entreprises qui dépassent les seuils fixés doivent réaliser un audit réglementaire tous les quatre ans. L’audit dresse un diagnostic des usages, chiffre les économies possibles et propose un plan d’actions pour réduire les consommations et maîtriser les coûts.
L’audit énergétique en entreprise : à quoi sert-il ?
Un audit énergétique analyse le bâtiment, ses équipements et ses usages. Il identifie les postes qui consomment le plus : chauffage, climatisation, éclairage, ventilation ou procédés. L’objectif est de repérer les marges d’amélioration et de chiffrer les économies possibles. Les entreprises observent souvent un potentiel d’économie d’au moins 20 %, variable selon le site.
Les avantages d’un audit énergétique pour les entreprises sont :
- La réduction des coûts énergétiques et retour sur investissement
- L’amélioration de la performance énergétique
- La mise en conformité réglementaire
Nouveaux seuils réglementaires : audit énergétique obligatoire
Ancienne réglementation
Jusqu’au 30 septembre 2025, seuls les grands groupes étaient concernés. Désormais, voici les critères fixés par la directive européenne 2012/27/UE et transposés en France par le décret du 4 décembre 2013 :
- effectif supérieur à 250 salariés,
- ou chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros,
- ou total de bilan dépassant 43 millions d’euros sur deux années consécutives
Nouvelle réglementation
Cette logique basée sur la taille et le chiffre d’affaires est désormais remplacée par une approche centrée sur la consommation énergétique finale.
La réforme issue de la loi DDADUE du 30 avril 2025 renforce ainsi l’obligation de réaliser un audit énergétique, conformément à la révision de la Directive Européenne sur l’Efficacité Énergétique du 13 septembre 2023, publiée au Journal Officiel le 2 mai 2025.
Obligation d’audit énergétique
Un premier audit énergétique doit être réalisé avant le 11 octobre 2026 si la consommation énergétique moyenne est supérieure à 2,75 GWh/an soit 10 TJ/an sur les trois dernières années. Cet audit énergétique est obligatoire tous les 4 ans.
À savoir :
Une exemption d’audit énergétique obligatoire est possible si l’entreprise dispose d’un système de management de l’énergie (SMÉ) certifié ISO 50001.
Le renforcement des obligations liées à la norme ISO 50001 a été acté par la révision de la Directive Européenne sur l’Efficacité Énergétique du 13 septembre 2023, transposée en droit français par la Loi n°25-391 du 30 avril 2025 et publiée au Journal Officiel du 2 mai 2025.
Obligation de Système de Management de l’Énergie certifiée ISO 50001
À partir du 11 octobre 2027, les entreprises dont la consommation moyenne dépasse 23,6 GWh/an, soit 85 TJ/an, doivent mettre en place un SMÉ ISO 50001.
À savoir :
Une exemption de système de management de l’énergie certifiée ISO 50 001 est possible via un Contrat de Performance Energétique (CPE).
Loi DDADUE : quelles obligations pour le secteur public ?
Dans le cadre de la loi DDADUE, le secteur public est désormais pleinement intégré à la dynamique nationale de sobriété énergétique. Cette loi fixe des objectifs de réduction de la consommation d’énergie pour le secteur public :
- une baisse annuelle de 1,9 % de la consommation d’énergie finale par rapport au niveau de 2021
- 3 % de la surface bâtie appartenant à l’État ou aux collectivités doit être rénovée chaque année.
Des aménagements spécifiques ont toutefois été prévus pour les collectivités les plus petites :
-
Jusqu’au 31 décembre 2026 pour les collectivités de moins de 50 000 habitants.
-
Jusqu’au 31 décembre 2029 pour les communes de moins de 5 000 habitants.
Quelles sont les étapes d’un audit énergétique ?
Voici les 5 étapes de l’audit énergétique pour les entreprises :
- Définir le périmètre du site et des usages analysés.
- Collecter les données énergétiques (factures, courbes de charge, relevés, GTB).
- Analyser les données et repérer les pertes et dérives.
- Évaluer les économies possibles, les coûts et le temps de retour sur investissement.
- Rédiger un rapport final intégrant le plan d’action.
La méthodologie de l’audit énergétique :
Dans un premier temps, une visite de site permet de vérifier les usages, les réglages et les équipements. Les mesures ciblées aident à comprendre la répartition des consommations. Ensuite, le plan d’économies d’énergie propose des actions hiérarchisées : mesures rapides, investissements courts, ou projets plus structurants selon la performance attendue.
Ce qui permet dans un deuxième temps, de mettre en place un plan d’économies d’énergies chiffré et priorisé, accompagné d’un pourcentage d’économie globales envisageable. Il permet de mettre en place des actions à plus ou moins long terme.
Quelles sanctions en cas de non-respect de l’audit énergétique réglementaire ?
Une entreprise qui ne respecte pas l’obligation d’audit énergétique réglementaire s’expose à des sanctions financières :
- 2 % du chiffre d’affaires HT sur le dernier exercice clôturé
- En cas de récidive : 4 % du chiffre d’affaires HT
Comment EPSA peut vous accompagner ?
EPSA Energy réalise votre audit énergétique : nous proposons un choix de 3 types d’audits (standard, réglementaire ou expert) adaptés aux besoins de chaque entreprise.
- Nos experts recueillent les données et se rendent sur site pour effectuer un audit approfondi.
- Les résultats sont présentés dans un rapport détaillé comprenant des pistes d’amélioration et des solutions concrètes pour optimiser la consommation énergétique et améliorer la performance globale.
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